LE JOURNAL DE R.E.A.L.

Des réflexions pour mettre des mots sur ce que tu vis, mieux comprendre ce qui se joue en toi et retrouver tes propres repères.

Pourquoi est-il parfois si difficile de savoir ce que l'on veut vraiment ?


Il arrive que quelqu'un nous pose une question pourtant très simple :

« Et toi, qu'est-ce que tu veux ? »

Et que nous ne sachions pas vraiment quoi répondre.

Nous savons ce qu'il faudrait faire, ce qui serait raisonnable, ce que les autres attendent de nous, ce qui ferait plaisir, ce qui éviterait de décevoir.

Mais ce que nous voulons, nous ? La réponse est parfois beaucoup moins évidente.

Non parce que nous n'avons pas de désirs, d'envies ou de besoins.

Mais parce qu'à force de nous adapter, nous pouvons progressivement perdre l'habitude de les écouter.

Pendant longtemps, s'adapter a peut-être été utile, pour préserver une relation, pour prendre soin de sa famille, pour répondre à des responsabilités, pour maintenir un équilibre.

Et puis, sans vraiment nous en rendre compte, une question peut finir par prendre davantage de place que toutes les autres :  

« Qu'est-ce que l'on attend de moi ? »

Alors que celle-ci devient de plus en plus silencieuse :

« Qu'est-ce qui est juste pour moi ? »

Retrouver ses propres réponses ne consiste pas nécessairement à tout remettre en question, ni à prendre de grandes décisions. Cela peut commencer beaucoup plus simplement.

En remarquant ce qui nous apaise, ce qui nous épuise, ce qui nous attire, ce que nous acceptons alors qu'une partie de nous aurait préféré dire non, ce qui nous donne de l'élan. 

Et ce qui, au contraire, nous éloigne peu à peu de nous-mêmes.

Ces petits signaux ne donnent pas toujours immédiatement une réponse, mais ils peuvent progressivement nous aider à retrouver quelque chose que nous avions cessé d'écouter : notre propre boussole. 

Peut-être que savoir ce que l'on veut ne commence pas par trouver immédiatement la bonne réponse.

Peut-être que cela commence simplement par se redonner le droit de poser la question.

Pourquoi comprendre ne suffit pas toujours ?

Il nous est souvent arrivé de comprendre quelque chose sur nous-mêmes.

Comprendre pourquoi nous réagissons ainsi.

Pourquoi nous nous épuisons.

Pourquoi nous avons du mal à dire non.

Pourquoi nous doutons autant de nous.

Et pourtant… quelques jours ou quelques semaines plus tard, nous avons parfois l'impression de reproduire exactement les mêmes schémas. 

Alors une question apparaît naturellement : Pourquoi est-il si difficile de changer, même lorsque l'on comprend ?

La compréhension est une étape précieuse.

Elle permet de mettre des mots sur ce qu l'on vit, de relier certaines expériences et d'éclairer des réactions qui semblaient jusqu'à-là incompréhensibles.

Mais comprendre quelque chose ne suffit pas toujours à s'en faire un repère personnel.

Une réponse peut sembler juste sur le moment, puis devenir plus difficile à retrouver dans le quotidien.

Pour qu'une compréhension nous appartienne vraiment, nous avons souvent besoin de l'observer, de l'expérimenter et de vérifier comment elle résonne dans notre propre vie.

Peu à peu, ce qui n'était qu'une idée peut devenir un point d'appui.

Non parce ce que quelqu'un nous a donné la bonne réponse, mais parce que nous avons pu reconnaitre ce qui était juste pour nous.

C'est cette conviction qui guide la méthode R.E.A.L. : créer un espace où les prises de conscience peuvent être observées, expérimentées et devenir progressivement des repères personnels.

Pourquoi nous avons parfois tant de mal à dire non ?


Dire non semble parfois être une décision simple.

Et pourtant, pour certaines personnes, cela peut devenir particulièrement difficile.

Non parce qu'elles manquent de caractère.

Mais parce que, bien souvent, dire oui a longtemps été une façon de préserver quelque chose d'important :

  • Préserver une relation
  • Éviter un conflit
  • Ne pas décevoir
  • Être appréciée
  • Ou simplement garder une certaine paix autour de soi

Avec le temps, ces réactions peuvent devenir tellement automatiques qu'elles semblent faire partie de notre personnalité.

Nous finissons par croire que nous sommes "comme ça".

Alors qu'il s'agit parfois d'une manière de s'être adaptée à son histoire.

Le problème n'est pas de rendre service, ni d'être généreuse. 

Le problème apparaît lorsque chaque "oui" nous éloigne un peu plus de nous-mêmes :

  • Lorsque nous acceptons par peur de décevoir
  • Lorsque nous nous adaptons en permanence.
  • Lorsque nous n'osons plus exprimer ce dont nous avons réellement besoin

Dire non n'est pas toujours un acte de fermeture.

C'est parfois une manière de protéger ce qui compte pour nous : notre énergie, notre équilibre, notre temps, nos limites. 

Et, finalement, notre juste place.

Apprendre à poser une limite ne signifie pas aimer moins les autres.

Cela signifie aussi commencer à prendre soin de la relation que nous entretenons avec nous-mêmes.

Le véritable enjeu n'est peut-être pas seulement d'apprendre à dire non.

Il est aussi d'apprendre à écouter ce qui, en toi, demande enfin à être entendu.

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